Lundi, Septembre 11, 2017 - 07:00
  • En inversant l’immunosuppression dans le microenvironnement tumoral, IPH5401, un anticorps anti-C5aR, pourrait dépasser le phénomène de résistance tumorale face à l’immunothérapie et fonctionner en synergie avec le blocage de PD-1 pour réduire la croissance tumorale ;
  • De nouvelles données précliniques renforcent le rationnel pour la combinaison de monalizumab (anti-NKG2A) avec des inhibiteurs de points de contrôle anti‑PD‑L1 ;
  • Les données ont été présentées à la conférence internationale de l’immunothérapie des cancers 2017 à Francfort.

 

Innate Pharma SA (Euronext Paris : FR0010331421 – IPH), annonce aujourd’hui la présentation de nouvelles données précliniques renforçant le rationnel de deux de ses anticorps first-in-class, IPH5401 et monalizumab, lors de la 3ème conférence internationale sur l’immunothérapie des cancers CRI-CIMT-EATI-AACR  qui s’est tenue du 6 au 9 septembre 2017 à Francfort.

Le Poster #B184 décrit l’expression sélective de C5aR sur les cellules myéloïdes suppressives (MDSC) et les neutrophiles, des cellules qui, en s’accumulant dans le microenvironnement tumoral et en sécrétant certains facteurs, favorisent la croissance de la tumeur. Elles bloquent de plus l’immunité anti-tumorale en inhibant les cellules NK et T.

Dans le modèle décrit dans ce poster, IPH5401 bloque l’activation des neutrophiles de manière sélective. De plus, l’administration combinée de l’anti-C5aR et de l’anti-PD-1 ralentit la croissance tumorale plus que l’administration isolée de l’un ou l’autre. Ces données suggèrent que le blocage de C5aR pourrait rendre l’environnement tumoral plus favorable à l’activation des cellules immunitaires pour détruire les tumeurs et au traitement par des inhibiteurs de point de contrôle de l’immunité.

Le poster #A130 démontre que le blocage simultané des voies NKG2A/HLA-E et PD-1/PD-L1 améliore l’efficacité anti-tumorale des lymphocytes T CD8+. Dans le modèle présenté, la suppression de NKG2A (Qa-1b) ou de PD-L1 retarde significativement la croissance tumorale, suggérant que les deux récepteurs sont impliqués dans le mécanisme d’échappement des tumeurs au système immunitaire. Un taux de réponse complète de 82% a été observé lors du blocage simultané de PD-L1 et NKG2A, contre 54% et 36% respectivement pour PD-L1 et NKG2A seuls. Les lymphocytes CD8+ infiltrant la tumeur (TILs) qui expriment un haut niveau de PD-1 co-expriment fortement NKG2A : le blocage de NKG2A pourrait donc améliorer l’activité des inhibiteurs de PD-1/PD-L1.

Yannis Morel, Vice-Président Exécutif Stratégie Portefeuille d’Innate Pharma, commente : «  Ce sont les premières données précliniques que nous présentons pour IPH5401. Elles soutiennent le développement de cet anticorps anti-C5aR first-in-class, plus particulièrement en combinaison avec des anti-PD-1/PD-L1. Nous sommes impatients de débuter les essais cliniques en oncologie avec IPH5401 dès 2018.

Les données indiquant que le blocage simultané de NKG2A et PD-L1 améliore l’efficacité anti-tumorale des lymphocytes T CD8+ renforcent le rationnel de l’essai clinique en cours, testant la combinaison de monalizumab, notre inhibiteur de point de contrôle NKG2A « first-in-class », et durvalumab, l’anti-PD-L1 d’AstraZeneca/ Medimmune. »

Les posters #B184 et #A130 sont disponibles sur le site internet d’Innate Pharma.

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