Mardi, Avril 17, 2018 - 07:00
  • Prochaine génération d’immunothérapies présentée par Eric Vivier, Directeur Scientifique, dans une session « meet-the-expert* » à l’AACR 2018
  • Nouvelles données précliniques soutenant les essais cliniques en cours avec monalizumab en combinaison avec d’autres thérapies anticancéreuses
  • Approche ciblant la voie de l’adénosine différenciée avec le développement d’anticorps anti-CD39 et anti-CD73
  • Nouveau programme d’anticorps « first-in-class » ciblant Siglec-9 comme potentiel nouvel inhibiteur de point de contrôle

 

Innate Pharma SA (la « Société » - Euronext Paris : FR0010331421 – IPH) a présenté de nouvelles données précliniques de son portefeuille innovant d’immunothérapies au congrès annuel de l’Association Américaine pour la Recherche sur le Cancer (AACR** – 14 au 18 avril, Chicago).

Eric Vivier, Directeur Scientifique d’Innate Pharma, commente : « L’innovation a toujours été le moteur d’Innate Pharma et nous sommes fiers de présenter de nouvelles données précliniques ainsi qu’un portefeuille large et innovant d’immunothérapies. Non seulement ces données soutiennent nos programmes en cours mais mettent également l’accent sur une vague d’immunothérapies de prochaine génération. »

Innate Pharma a exposé quatre posters présentant de nouvelles données précliniques lors des sessions « Immune Checkpoints » du 16 avril.

Monalizumab en combinaison avec cetuximab :

Les données (ID : 1690) démontrent que les tumeurs de carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CETC) sont infiltrées par les lymphocytes NK et T CD8+ exprimant CD94/NKG2A et que ces cellules tumorales expriment HLA-E, le ligand naturel de NKG2A. Le blocage de NKG2A potentialise le mécanisme d’ADCC*** induit par cetuximab envers les cellules de CETC. Globalement, les données soutiennent l’essai de Phase I/II en cours évaluant la combinaison de monalizumab avec cetuximab chez des patients atteints d’un CETC en rechute et/ou métastatique, dont les premières données d’activité clinique seront présentées ce jour à 13h00 (heure de Chicago) pendant la session de posters « Phase I/II, II, and III Trials in Progress ».

Monalizumab en combinaison avec durvalumab :

De nouvelles données précliniques (ID : 2714) suggèrent que la combinaison de monalizumab et durvalumab pourrait être une immunothérapie puissante dans les tumeurs solides. Les lymphocytes NK et T CD8+ infiltrés dans la tumeur et exprimant NKG2A et/ou PD‑1 sont présents dans plusieurs types de cancer.

Le blocage simultané des voies NKG2A/HLA-E et PD-1/PD-L1 améliore les réponses anti-tumorales des lymphocytes NK et T CD8+ in vitro et in vivo chez la souris. Ces données soutiennent le rationnel de l’essai clinique en cours évaluant la combinaison monalizumab/durvalumab dans différentes tumeurs solides.

IPH52 and IPH53, ciblage de la voie adénosine :

Des données précliniques (ID : 2718) soutiennent le développement d’anticorps anti-CD39 (IPH52) et anti-CD73 (IPH53) ciblant la voie ATP/Adénosine. Ces immunothérapies pourraient  être évaluées en combinaison avec des chimiothérapies ou d’autres immunothérapies.

Ces anticorps inhibent l’activité enzymatique des formes solubles et membranaires de leur enzyme cible respective. In vitro, ils restaurent  la prolifération des lymphocytes T inhibée par l’hydrolyse de l’ATP en adénosine, un puissant immunosuppresseur. In vitro, IPH53 est plus efficace que les anticorps anti-CD73 de référence actuellement en développement clinique. De plus, IPH52, un anticorps anti-CD39 « first-in-class », maintient une concentration importante d’ATP extracellulaire qui potentialise la réponse immunitaire en améliorant l’activation des cellules dendritiques et la prolifération des lymphocytes T. Enfin, la combinaison d’IPH52 et IPH53 lève l’inhibition des cellules immunitaires dépendante de l’adénosine.

Les anticorps IPH52 et IPH53 ont été humanisés et sont en cours de développement préclinique.

Siglec-9, un nouveau point de contrôle pour l’immunothérapie des cancers :

Des données précliniques (ID : 2713) ont été présentées pour un programme d’anticorps « first-in-class » ciblant Siglec-9.

Les Siglecs constituent une famille de 15 récepteurs  d’acide sialique. Siglec-9 est un récepteur inhibiteur exprimé par les cellules immunitaires d’origine lymphoïde et myéloïde. Il se lie aux acides sialiques dont l’expression est augmentée sur de nombreuses cellules tumorales. Ainsi, bloquer l’interaction entre Siglec-9 et ses ligands pourrait restaurer une immunité anti-tumorale.

Les données montrent que les anticorps anti-Siglec-9 générés par Innate Pharma augmentent la lyse des cellules tumorales par les cellules NK. Cette activité cytotoxique des cellules NK est potentialisée par la combinaison avec le blocage de NKG2A, un autre récepteur inhibiteur.

Siglec-9 est exprimé sur les cellules myéloïdes infiltrées dans la tumeur et est induit sur les lymphocytes T circulants de patients. Ce profil d’expression suggère un rôle sur les cellules de l’immunité innée et adaptative.

Les posters sont disponibles sur le site internet d’Innate Pharma.

 

*Rencontre avec l’expert

** American Association for Cancer Research

***ADCC pour « antibody dependant cell cytotoxicity » soit cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps

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